Cause de la chute de cheveux.

Les cheveux tombent suite à l’atrophie puis la mort de leurs bulbes. Il s’agit de la phase télogène du cycle capillaire. Ce cycle tout à fait normal dure 2 à 6 ans : 2 à 4 ans chez l’homme et 4 à 6 ans chez la femme. A chaque cycle, le cheveu mort est remplacé par un nouveau. Si le cycle s’arrête ou connait un problème passager ceci devient la cause  de la chute du cheveux.

cause de la chute de cheveux

L’ensemble de la chevelure est donc remplacé tous les 2 à 7 ans suivants le sexe et les individus. Au bout d’un moment, les cellules du follicule pileux qui créées les cheveux, les keratinocytes, fatiguent. Elles produisent des cheveux de plus en plus fins puis s’arrêtent. Les cheveux qui tombent ne sont plus remplacés. Le follicule pileux est capable d’effectuer un nombre fini de repousses, environ 25, avant de s’arrêter, assurant la repousse des cheveux pour toute une vie.

La chute quotidienne est encore une fois tout à fait normale tant que le nombre de cheveux en train de pousser (dans la phase dite anagène) est de l’ordre de 80~85 % pour les hommes et 85~95% pour les femmes. Lorsque la proportion de cheveux en phase de croissance descend sous ce chiffre, la chute est alors qualifiée de pathologique. Le cycle est devenu en effet trop rapide et le follicule pileux est en train de s’épuiser.

Il existe de nombreux facteurs entrainant la cause de la chute de cheveux :

  • la génétiques, cause de 95% des alopécies chez l’homme.
  • l’alimentation,
  • le stress,
  • certaines infections (typhoïde, syphilis, pelade,…) et troubles endocriniens et métaboliques,
  • certains traitements médicaux et intoxications.

Vous retrouvez quelques dizaines de cheveux au fond de la douche ou sur votre peigne chaque jour ? Perdez-vous vos cheveux ou non ? Il est difficile de donner un chiffre valable pour tous. La normalité de la chute varie en effet en fonction de deux facteurs :

  • La durée de votre cycle pilaire : une personne qui a un cycle de 3 ans perdra deux fois plus de cheveux qu’une personne qui a un cycle pilaire de 6 ans. La durée de ce cycle est inscrite dans vos gènes, rien à faire de ce côté là.
  • La densité de votre chevelure : Plus une personne a de cheveux, plus elle en perd.

Même s’il ne faut pas prendre ces chiffres au pied de la lettre, une chute normale pour un adulte se situe entre 30 et 80 cheveux par jour. Il ne faut donc pas vous inquiéter lorsque vous retrouver plusieurs dizaines de cheveux au fond du bac de douche. Les signaux qui doivent vous alerter sont une variation de la chute (sachant qu’il existe une légère augmentation de la chute saisonnière à l’entrée du printemps et de l’automne) et surtout un éclaircissement sur les lobes frontaux et le vertex. Le dermatologue, en observant la densité de cheveux ainsi qu’en déterminant le rapport de cheveux en croissance et ceux en fin de vie peut déterminer aisément si la chute est normale ou pathologique et d’où vient la cause de la chute de cheveux. En effet, trouver la cause de la chute de cheveux va vous permettre de mieux la gérer et mieux la combattre.

L’Alopécie : première cause de la chute de cheveux.

Savez-vous d’où vient le terme “Alopécie” ? Ce nom vient du latin alopex signifiant renard. Le renard, comme beaucoup d’animaux, perd son abondante fourrure hivernale à l’entrée du printemps (ainsi que lors de la mue d’automne dans une moindre mesure). Nous perdons nous aussi de façon normale notre “fourrure” mais d’une façon continue dans le temps, avec une légère accélération à l’automne et au printemps dans une moindre mesure, comme le renard donc. Au delà d’un seuil, la chute trop rapide est devenue pathologique, c’est l’alopécie.

L‘alopécie androgénétique est aussi connue sous le nom d’alopécie androgénique. C’est la cause de la chute de cheveux la plus répandue. Ces termes androgénique ou androgénétique soulignent l’importance des androgènes (hormones mâle, principalement la testostérone) dans ce type de chute et la transmission héréditaire de ce caractère. La testostérone, sous l’action d’une enzyme que l’on retrouve notamment dans le cuir chevelu, la 5-α-reductase, est transformée (réduite) en une forme active de la testostérone : la 5-α-dihydrostestostérone (Dihydrostestostérone ou DHT). Cette DHT va suractiver le follicule pileux pour qu’il produise les cheveux de plus en plus vite. En accélérant la production, les nouveaux cheveux expulsent les anciens et la durée du cycle se raccourcit. Au bout d’un moment, le follicule fatigue, les cheveux deviennent de plus en plus fins. Après environ 25 cycles, le follicule, épuisé, n’arrive plus qu’à faire un fin duvet transparent, puis plus rien. Le folicule, mort, va alors s’enfoncer dans le derme et disparaître.

L’origine génétique de ce type d’alopécie est bien établit. Le gène peut venir aussi bien du côté paternel ou maternel. S’il y a des chauves d’un côté ou de l’autre de votre famille, vous êtes malheureusement un bon candidat à ce type d’alopécie. Tout dépend de la sensibilité à la DHT de vos follicules pileux. La chute peut aussi bien commencer à la fin de l’adolescence que n’arriver que beaucoup plus tard à la cinquantaine révolue. Même si le diagnostic d’une alopécie tardive est toujours de meilleur pronostique qu’une alopécie précoce, il ne faut pas se limiter à l’âge d’apparition de la perte des cheveux pour déterminer l’évolution future vers la calvitie. C’est l’ensemble de l’âge, du rythme de la chute ainsi que la forme d’alopécie, qui peut être localisée ou diffuse, qui vont déterminer l’avenir de vos cheveux.

Une alopécie peut ainsi arriver vers la trentaine, avec une chute importante au niveau du front et des tempes d’abord, puis ensuite vers le sommet du crâne. Elle peut tout aussi bien commencée beaucoup plus tôt mais de façon sournoise. Une large zone sur le dessus de la tête s’éclaircie tout doucement et ce n’est qu’après plusieurs années que l’on s’en rend compte. Il est aussi possible d’avoir un recul frontal qui n’apparaîtra visiblement qu’à la soixantaine. Dans tous les cas, vous n’avez qu’un seul ennemi : le temps. Il est donc important d’abord de confirmer le diagnostique auprès d’un dermatologue pour déterminer avec lui le traitement le plus approprié et la cause de la chute de cheveux si vous décidez de tenter le sauvetage de votre chevelure.

Alimentation et cause de la chute de cheveux :

Les cellules qui fabriquent les cheveux sont des organes vivants qui ont besoin d’un bon carburant pour bien fonctionner. Les protéines amènent le matériel nécessaire à la construction de nos cellules. Les cellules du follicule ont des besoins un peu plus spécifiques en oligo-éléments : souffre, zinc, fer et vitamines. Les vitamines B sont particulièrement bénéfiques au follicule pileux :

  • Vitamine B3 pour l’oxygénation des capillaires du follicule, assurant une bonne nutrition et donc une bonne croissance
  • Vitamine B5 (dexpanthénol) et B7 (biotine) pour la croissance et la division cellulaire du follicule
  • Vitamine B6 (pyridoxine) pour le processus de kératinisation

Une avitaminose ou une carence en oligo-éléments peut être la cause de la chute de cheveux. Un régime équilibré apporte les quantités suffisantes de protéines, d’oligo-éléments et de vitamines. Pour redonner un coup de tonus à vos cheveux, et freiner la cause de la chute de cheveux, voici quelques aliments recommandés :

  • Fruits de mer (huitres, moules, crevettes…)
  • Céréales (pain complet, pain, soja, céréales pour le petit déjeuner à base de blé de d’avoine)
  • Jaune d’œuf
  • Poisson, viande rouge, foie
  • et pour les gourmands le chocolat, source de fer amené par le cacao.
  • De la levure de bière.

Le stress peut être cause de la chute de cheveux :

Nous sommes tous soumis à une certaine dose de stress tout au long de la journée. Dans certaines situations, nous sommes confrontés à un stress aigu lors de chocs psychologiques particulièrement traumatisants. Dans les deux cas, l’organisme réagit à ce stress par une cascade de réaction et cause de la chute de cheveux :

  • Dans le cerveau tout d’abord, l’hypophyse et l’hypothalamus se mettent à augmenter la sécrétion d’hormones.
  • Ces hormones vont déclencher à leur tour la production d’autres hormones au niveau des glandes surrénales : l’adrénaline, le cortisol (glucocorticoïde connu aussi sous le nom d’hormone du “stress”) et des androgènes (DHA).
  • Ces androgènes, sous l’action d’une enzyme présente dans le cuir chevelu; agissent alors sur le follicule pileux pour les personnes qui y sont génétiquement sensible.

En fonction des individus, la chute est plus ou moins bien vécue tant qu’on cerne la cause de la chute de cheveux. Pour certaines personnes l’alopécie est un vrai traumatisme. C’est souvent le cas chez la femme et l’homme jeune : atteinte de la virilité, remise en question du pouvoir de séduction, regard de l’autre… Ce questionnement est source de stress, stress qui va accélérer la chute.

Il n’y a pas de réponse miracle. Il faut réussir à gérer son stress pour enrayer la cause de la chute de cheveux. Chose plus facile à écrire qu’à faire. Une bonne alimentation, un rythme de vie sain respectant l’horloge biologique, la pratique d’une activité sportive sont efficaces, simples à pratiquer et ne coûtant rien. Ces pratiques vous aident à combattre la cause de la chute de cheveux. Des compléments alimentaires, principalement à base de magnésium (vive le chocolat !) sont également très efficaces. Il y a enfin les traitements médicaux pour les cas les plus sérieux, traitements à n’utiliser que lorsque c’est nécessaire en raison de leurs inconvénients. En parallèle, pour ceux qui souhaitent attaquer la cause originale, il faut mettre en oeœœuvre un traitement adapté. Le simple fait de commencer un traitement peut suffire à rassurer certains et diminuer leur stress et donc la chute. Des traitements sont disponibles à petit prix en ligne.

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